Pour exprimer l’appartenance à un groupe ou à un ensemble, on écrit toujours « faire partie de ». « Faire parti de » est une faute : « partie » renvoie à une portion d’un tout, tandis que « parti » s’emploie dans d’autres expressions comme « prendre parti » ou « parti pris ».
Une lettre de motivation solide peut être affaiblie par une seule ligne : « je souhaite faire parti de votre formation ». Je vois cette faute revenir dans des dossiers, des e-mails de candidature et même des devoirs pourtant bien rédigés. Le problème, c’est qu’elle mélange quatre mots proches à l’oreille mais très différents à l’écrit : partie, parti, faire-part et les locutions qui en dérivent. Pour éviter l’erreur visible et choisir la bonne forme en quelques secondes, le plus utile est de comparer les usages, puis de tester la règle sur des phrases réelles.
Les points à retenir
« Faire partie » exprime l’appartenance à un ensemble. « Prendre parti » signifie choisir un camp, adopter une position ou défendre une opinion.
Non. La forme correcte est « je fais partie du jury », parce qu’il s’agit d’inclusion dans un groupe.
On écrit toujours « en partie » avec un e, car le mot signifie ici une portion, une part d’un tout.
On l’emploie pour un parti politique, un choix ou des locutions comme « prendre parti », « pris à partie » et « parti pris ».
On écrit toujours « faire partie » : définition et usage
Pour exprimer l’appartenance à un groupe, à un ensemble ou à un projet, on écrit toujours faire partie de. Ici, partie désigne une portion d’un tout. La forme faire parti de n’appartient pas au français standard ; elle doit être corrigée, dans un courriel comme dans un dossier académique.
Dans cette locution, le sens est précis. Elle veut dire être membre de, mais aussi constituer un élément de ou entrer dans un ensemble plus large. En licence, on écrira « Je fais partie d’un groupe d’étudiants chargé d’un exposé » ; pour un concours blanc, une enseignante peut appartenir au jury ; et, hors campus, un bénévole peut être membre d’une association locale. Le mot juste est partie, parce qu’il renvoie à une fraction d’un tout. En revanche, parti évoque un camp, une opinion ou une prise de position. Cette analyse se retrouve, avec de légères nuances de formulation, chez Wiktionnaire, Orthodidacte, 20 Minutes et Caminteresse : en usage soigné, une seule graphie convient.
Ne pas confondre : « partie », « parti », « faire-part » et les locutions proches
Le piège vient du même son. Dans un mail de candidature, « je souhaite faire parti de votre master » saute aux yeux. Pour trancher entre parti ou partie, retenez ceci : partie dit l’inclusion ou la portion, parti le choix ou le camp, et faire-part une annonce écrite. Même repère dans Projet Voltaire, Wikipédia et Wiktionnaire.
| Forme | Nature grammaticale | Sens | Exemple bref | Erreur fréquente |
|---|---|---|---|---|
| faire partie de | locution verbale | appartenir à un ensemble | Elle fait partie du jury. | faire parti de |
| une partie | nom commun | portion, segment, match | J’ai lu une partie du chapitre. | un parti du chapitre |
| prendre parti | locution verbale | choisir un camp | Il refuse de prendre parti. | prendre partie |
| pris à partie | locution figée | être attaqué, interpellé | Le surveillant a été pris à partie. | pris parti |
| parti pris | nom masculin | biais, option assumée | Ce film affiche un parti pris visuel. | partie prise |
| un parti politique | nom commun | organisation politique | Elle quitte son parti. | une partie politique |
| un faire-part | nom avec trait d’union | annonce d’un événement familial ou social | Ils ont envoyé un faire-part de naissance. | faire part sans trait d’union |

Comment choisir la bonne forme ? Un arbre de décision simple
Pour choisir entre faire partie, parti, partie et faire-part, partez du sens avant l’orthographe. Si vous parlez d’appartenance, gardez faire partie de. Si vous exprimez une opinion, un biais, une attaque verbale ou une annonce, la bonne forme change. Le réflexe utile est sémantique, pas visuel.
- Si vous pouvez remplacer l’expression par être membre de ou appartenir à, écrivez faire partie de.
- Si vous parlez d’un camp, d’un choix ou d’une prise de position, écrivez parti : prendre parti, un parti politique, un parti pris.
- Si vous désignez une portion, un document d’annonce ou une locution figée, passez à partie, faire-part, pris à partie ou en partie.
Si vous cherchez comment écrire faire partie ou hésitez entre faire partie ou faire parti, retenez ce moyen mnémotechnique : partie = morceau d’un tout. En terminale, dans une lettre de motivation, on écrit « je veux faire partie de votre promotion », mais « je refuse de prendre parti ». Même avec MerciApp, Projet Voltaire ou Français sans Fautes, le test décisif reste le sens. Et pour comment ecrire en partie ou qui fait partie ou parti, la logique ne change pas : appartenance ou portion, donc e final.
10 phrases fautives corrigées : le laboratoire des confusions fréquentes
Voir la règle ne suffit pas : il faut la pratiquer en contexte. Si vous hésitez sur « qui font partie orthographe », « faire-part orthographe » ou sur je fais partie, ces dix corrections, dans l’esprit de Projet Voltaire, 20 Minutes et La Langue Française, fixent les réflexes utiles.
- je fais parti du club → je fais partie du club
Expression figée avec partie. - qui font partis → qui font partie
Dans cette locution, partie reste singulier. - il ne fait plus parti de l’entreprise → il ne fait plus partie de l’entreprise
On écrit bien ne fait plus partie. - je veux faire partie du jury → je veux faire partie du jury
Cette phrase est déjà correcte. - elle a pris partie → elle a pris parti
On dit prendre parti, sans e. - il a été pris à parti → il a été pris à partie
On écrit pris à partie, avec e. - un texte sans parti pris → un texte sans parti pris
Correct aussi ; pas de trait d’union ici. - une parti du budget → une partie du budget
Ici, partie est un nom féminin. - en parti → en partie
La locution adverbiale s’écrit en partie. - j’ai reçu un faire part → j’ai reçu un faire-part
Le nom prend un trait d’union.
Conjugaison, synonymes et usages utiles dans un écrit académique
On conjugue l’expression avec le verbe faire : je fais partie, nous faisons partie, j’ai fait partie, je faisais partie, je ferai partie. Le nom reste toujours partie, jamais parti, quand on parle d’appartenance à un groupe, à un ensemble ou à un projet. Pour la faire partie conjugaison, retenez surtout les temps qui servent vraiment dans un devoir, un mail ou une candidature : au présent, je fais partie du tutorat ; au passé composé, j’ai fait partie du club débat ; à l’imparfait, je faisais partie de l’équipe ; au futur, je ferai partie de l’association. La tournure faire partie intégrante est correcte aussi : ce stage fait partie intégrante du cursus.
Si vous cherchez un faire partie synonyme, le choix dépend du registre. Appartenir à est simple et neutre. Être membre de convient à une association ou à un jury. Relever de sonne plus administratif, tandis que entrer dans sert surtout à classer une idée ou une catégorie. Dans des exercices de type Gymglish, Wiktionnaire ou Projet Voltaire, l’erreur vient souvent moins du temps verbal que du mot choisi. En lettre de motivation, « je souhaite faire partie de votre promotion » est juste. Pour une candidature en licence ou en master, « rejoindre votre promotion » ou « intégrer votre programme » paraît souvent plus vivant.
Retenez le réflexe le plus sûr : quand vous parlez d’appartenance, écrivez toujours « faire partie de ». Gardez ensuite trois repères voisins : « prendre parti » pour choisir un camp, « parti pris » pour un biais ou une option assumée, et « un faire-part » pour une annonce. Avant d’envoyer un e-mail, un devoir ou une candidature, relisez une dernière fois ces formes sensibles : cette vérification de dix secondes évite une faute très visible.
Mis à jour le 09 juin 2026